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Cinquantenaire de la société

SOCIETE D'ETUDES ET DE RECHERCHES PREHISTORIQUES DES EYZIES
Presentation SERPE et Les EYZIES
A l'occasion de l'anniversaire des cinquante ans de l'existence de la société (1997), M Marcel MAUFRONT actuel vice président, rédigea et présenta une histoire de la SERPE. 
 
Voici ce texte qui montre la vie de notre société et son évolution : 
 
Marcel MAUFRONT  
Bulletin n° 50 (2001) de la Société d’études et de recherches préhistoriques des EYZlES 
 
                                       UN DEMI-SIECLE DE PREHISTOIRE AUX EYZIES AVEC LA S.E.R.P.E. 
 
Avant le préambule, je citerai cet extrait du bulletin n° 5 de 1955. 
 
Le Secrétaire présente un rapport moral sur le bilan actuel de la Société : 
 
"Il y a quelques années, nous nous sommes trouvés mis à la rue. 
 
Aucun de nous, particulièrement parmi nos dirigeants, n'a perdu la foi dans nos destinées. Nous avons actuellement un local. Nous avons créé un bulletin. Nous avons, chaque année, un congrès ou nous apprenons à nous connaître, ou nous apprenons des choses nouvelles. Nous avons à notre tête un bon Pasteur dont le début présidentiel fut marqué par un calvaire à gravir. La gestion financière de notre Trésorerie est excellente et ne mérite que les éloges et l'admiration. Les dirigeants de la Société collaborent entre eux sincèrement, en toute amitié, dans l'intérêt seul de la Société... Il s'agit pour nous que les Eyzies ne soient pas le champ clos de querelles stériles. Une telle situation risquerait d‘entraîner la désaffection générale. Les querelles, les inimitiés, les rivalités ont la réprobation générale... Je lance donc un appel pour qu'un effort collectif soit fait dans le domaine de la courtoisie et de la tolérance... 
 
Nous avons en main tous les facteurs propres à une réussite... 
Ce que je vous demande, ce sont uniquement des efforts... Mon but est de cristalliser toutes les énergies pour la marche en avant, l'accroissement des forces de la Société, en définitive le seul but à atteindre." 
 
1- PRÉAMBULE 
 
Lorsqu'il m'a été demandé de faire un exposé sur l'historique de notre Société, je pensais – et nous pensions - coïncider avec une sorte de cinquantenaire (1951-2001). Or nous allons découvrir qu'il en est tout autrement et que les origines sont beaucoup plus complexes qu'elles ne paraissent l'être. En cette année 2000, la S.E.R.P.E. proprement dite n'a que 47 ans de vie effective, mais cette année correspond à la préparation du cinquantième bulletin. La Société de préhistoire des Eyzies a traversé ce demi-siècle très honorablement, parfois contre vents et marées. ll est aussi souhaitable que nous puissions aborder les festivités du cinquantenaire du bulletin, bien informés à l'égard de notre Société. 
 
Nous allons donc jeter un regard sur les principaux moments qui ont permis de "construire" la S.E.R.P.E. que nous connaissons actuellement. Une relecture des 48 bulletins déjà publiés m‘a été précieuse pour cela. J'ajoute la période de 1937 à 1952 où il n'y avait pas de bulletin, mais qui fut la période que je qualifie de "fondation de l'édifice". 
 
Je n'ai utilisé que des documents officiels et à aucun moment n'ai fait référence à des souvenirs, ni à des décisions qui auraient pu être prises sans laisser de traces écrites. Je vais au cours de mon propos citer des noms qui n'évoquent, pour bon nombre d'entre vous, rien de particulier, car trop éloignés du présent, mais qu'il est nécessaire de connaître. 
 
LACORRE, notaire aux Eyzies. Il fonda l'Association préhistorique des Amis des Eyzies. Il quitta cette association en 1951 et décéda en 1967. Sa nécrologie ne représenta que trois lignes dans le bulletin. 

COULONGES, notaire à Sauveteire-la-Lémance, président de la S.E.R.P.E de 1951 à 1972. 
ll décéda en 1980. Il fut aussi l'inventeur du "Sauveterrien". Il a fouillé et fait connaître ce faciès culturel. D'autre part, il a marqué la présidence de la Société par sa forte personnalité. 
 
MINIER LE CLECH (1891-1984). Son épouse était la petite-fille de M.Berthoumeyroux, qui a mis au jour les squelettes à l'abri de Cr-Magnon. Personnalité puissante et attachante, la S.E.R.P.E. a beaucoup compté pour lui, il en était la "cheville ouvrière". 
 
Séverin BLANC, ancien instituteur des Eyzies. Il fut directeur de la 7-ème Région préhistorique. Il a beaucoup œuvré pour les cours d'initiation à l'époque de l'Institut pratique de préhistoire. 
 
SlCARD, professeur de philosophie à Bergerac et ancien maire de cette ville. ll présida la Société de 1972 à 1991, quand la maladie l'a contraint à démissionner. Homme de grande courtoisie, c’était le spécialiste incontesté de la "paléo psychologie", et ses publications furent nombreuses sur ce sujet. 
 
GLORY, éminent préhistorien. L'abbé Glory a œuvré pour la S.E.R.P.E., et son décès accidentel en 1966 a été très douloureusement ressenti par notre Société. J'évoquerai ce préhistorien avec l'année I966. 
 
BOUCHUD, gendre de Minier Le Clech, docteur ès sciences, membre du CNRS, spécialiste des problèmes des os d‘animaux dans les gisements préhistoriques. Homme d'une très grande conscience professionnelle, il a beaucoup participé aux travaux de notre Société. 
 
NARDlN, colonel à la retraite. Il reprit le cours d'initiation en 1972. Il œuvra seul pendant dix années, et en 1982 il me demanda de l'aider. En 1984, il me laissa le cours, et il décéda en juin 1986. 
 
2 - EVOLUTION de la SOCIETE de PREHISTOIRE 
 
1921 - Denis PEYRONY lance un projet de "cours d'initiation à la préhistoire". Ce projet verra le jour en 1949, dans le cadre de l'Institut pratique de préhistoire, qui fera, par la suite, partie intégrante de la S.E.R.P.E. 
 
1937 - Les statuts d'une Société de préhistoire sont déposés à la préfecture de Périgueux le 19 Septembre. Ces statuts sont ceux de l'Association préhistorique des Amis des Eyzies. Le président fondateur était Monsieur Fernand Lacorre. Ce n'est que l'année suivante, soit en 1938, que cette association prend effectivement vie ; de nombreux préhistoriens y adhérent. 
 
1939 - La guerre... Nous ne retrouverons la trace de l'association qu'en 1948. Mais les activités ne redémarreront réellement que l'année suivante. 
 
1949 - Maintenant cette association va être complétée par un Institut pratique de préhistoire. Celui-ci va contribuer fortement à dynamiser les activités de préhistoire aux Eyzies. Nous y trouverons surtout des jeunes qui, dans le contexte de la période de l'après-guerre, veulent s‘initier à cette science, nouvelle pour beaucoup. Nous assistons alors à une sorte d'engouement pour l'accession à la culture pour tous. On parlait déjà de préhistoire avant-guerre, mais à cette époque elle restait dans un domaine quasi réservé. Maintenant sa vulgarisation est en marche. 
L'Institut fonctionnera au début sous la férule du Professeur VALLOIS : 
15 élèves en 1949, 
50 élèves en 1951. 
 
1951 - Le président Lacorre démissionna assez subitement, ce qui créa un certain désarroi. Les cours et les réunions avaient lieu dans sa propre maison, aux Eyzies. Cette maison est située en face de l‘actuel bureau de poste. A la hâte, il fallut pallier ce problème, et les activités se transportèrent à l'école primaire des Eyzies grâce à Séverin BLANC. Au 3l Décembre, l'Association comptait 75 membres fondateurs dont : Breuil, Peyrony père et fils, le comte Begouën, le chanoine Bouyssonie, le docteur Cheynier, ainsi que 161 adhérents, avec, entre autrès : Bouchud, Fitte, Glory, Movius, Nougier, Piveteau et Teilhard de Chardin.

1952 - Cette année sera marquée par la réorganisation de l'Association. Maître Coulonges, notaire à Sauveteire-la-Lémance, devient président, ceci à la suite de certains problèmes et de tracasseries pénibles avec l'ancien président. Deux bulletins seront publiés. Le premier fixera les grandes lignes suivies par l‘association depuis 1937, ainsi que la liste des membres. Le second verra les débuts effectifs de cette nouvelle équipe, avec un compte rendu du congrès (voir planche n° 2). Au départ, le bulletin fut décidé pour justifier le prix d'une cotisation réclamée aux membres.

Il est décidé que la présidence d’honneur sera décernée à Breuil et à D.Peyrony. En cette année 1952, les travaux de l'Association se feront à l'Institut de Bordeaux grâce à Malvesin Fabre. C'est aussi cette année-là que fut créée, parallèlement au conseil d‘administration, une administration pour l'Institut pratique de préhistoire, avec Minier Le Clech comme directeur. ll deviendra très rapidement administrateur général. 
 
Au 31 Décembre, la Société compte 216 adhérents. 
 
1953 Au congrès du 31 Août, l'Assemblée générale adopte à l'unanimité le changement d'appellation : Société d‘études et de recherches préhistoriques semble plus adapté qu'Association préhistorique. En effet, ce dernier terme est impropre, et il représente même un "non-sens". Ce changement d'appellation prend effet aussitôt ( voir planches n° 3 et 4 ). La S.E.R.P.E. adhère a la S.P.F. 
 
Au 31 Décembre, la Société compte 241 adhérents 
 
1955 - La Société commence à bien surmonter toutes les difficultés de 1951/52, et l'on constate maintenant que les communications sont nombreuses et riches. C'est cette année là que le Professeur Movius fait sa première communication sur l'abri Pataud, dans le cadre de la S.E.R.P.E. C'est cette année là aussi que le secrétaire général présente dans son rapport le texte que j'ai placé au début de mon étude. 
 
1957 - De nouveaux problèmes de locaux surgissent. La Société travaillait dans le local de l'université de Bordeaux ; après la mort du Professeur Malvesin Fabre, des tensions semblent apparaître entre l'université et l'Institut pratique de préhistoire des Eyzies. De ce fait, l'armée suivante la salle ne sera plus disponible pour la S.E.R.P.E., et la Société reviendra à l'école des Eyzies. Nous constatons que le bulletin est très copieux et contient de très intéressantes communications. De plus, il se subdivise en deux volumes, le deuxième étant entièrement consacré aux textes de l'Institut pratique de préhistoire. Ces textes reflètent essentiellement les "travaux réalisés par les conférenciers" et ne se présentent pas sous une forme hautement pédagogique... Ces cours semblent parfois trop exigeants pour être perçus par tous. 
 
1958 - Séverin Blanc prend la direction de l'Institut. La situation de Minier Le Clech comme administrateur général se renforce. Les anciens statuts de 1937 sont revus, le principe des modifications est adopté à l'unanimité par l'assemblée générale, ensuite un juriste devra affiner le texte... 
Le secrétaire général Pérol démissionne, mais ne rend pas les papiers de la Société malgré moult réclamations. 
 
1959 - Le bulletin est à nouveau publié, en deux volumes, un pour la vie de la Société, un pour l'Institut. Cette solution va perdurer pendant quelques années (voir planche n° 5). Dans ce bulletin, une intéressante publication sur la vie des Eyzies, liée à la préhistoire depuis 1816 (l), une rétrospective qui donne de bons renseignements. 
 
1960 - C'est l'année de la commémoration du centenaire de la préhistoire aux Eyzies. La S.E.R.P.E. est très impliquée dans ces manifestations, et Breuil y assiste. Ce sera sa dernière venue aux Eyzies. Les allocutions furent très nombreuses, la cérémonie dura même assez longtemps. Parmi les allocutions, celle de S. Blanc retrace l'historique de la "Brèche" de 1860 (voir planche n° 8, où je présente des extraits de son discours). 
 
E. Peyrony devient secrétaire général. 
 
J’ai aussi noté que dans les années 60, il y eut quelques communications où les orateurs s'engageaient sur des voies parfois "difficiles", et leurs propos pouvaient être sujets à critique. Partant du principe que chacun doit s'exprimer selon ses propres sentiments, le président et le secrétaire général insistaient souvent pour que "la courtoisie soit de rigueur", surtout lorsque les propos du conférencier n'étaient pas en harmonie avec la majorité des assistants... 
 
1961 - Le bureau décide de n'envoyer le bulletin qu'aux personnes à jour de leur cotisation. 
 
1963 - Le conseil d'administration décide de porter de 15 à 18 le nombre de ses membres (3 fois 6). C'est sur ce bulletin que la nécrologie de Breuil est présentée, sur 10 pages. 
 
1964 - Le secrétaire général déplore que le milieu enseignant n'adhère pas à la S.E.R.P.E., ni ne vienne aux cours de préhistoire !... Vaste sujet. 

Il est également réaffirmé que le cours ne dépend pas de l'université de Bordeaux et n'entend nullement se substituer a elle. 
 
1965 - La restauration de l'abri de Cro-Magnon permet à Bouchud de publier une très intéressante analyse, avec l'historique complet de ce site. 
 
L‘abbé Glory prend la direction de l'institut pratique de préhistoire. Il a d’ailleurs de très grands projets pour l'année suivante et souhaite compléter l’initiation par l'étude de l'art des cavernes. Cette année-la, le conseil d‘administration décide de porter de 18 a 21 (3 fois 7) le nombre de ses membres élus pour trois ans. 
 
1966 - Ce sera l'année des deuils et des larmes. En effet, alors que Glory avait d'énormes projets pour dynamiser la S.E.R.P.E, et la préhistoire en général, il décède accidentellement le 30 Juillet. Comme il avait pris l‘année précédente la direction de l'Institut, il devait inaugurer deux jours après sa mort de nouveaux locaux au Bugue et y adjoindre un institut d'art préhistorique. Glory avait une très forte personnalité, et la direction de la S.E.R.P.E a ressenti ce décès comme une vraie catastrophe difficile a surmonter. L‘assemblée générale du 6 Aout revêtit un caractère assez particulier. Tout ce qui était prévu au Bugue devint caduc. 
 
1967 - Maintenant, il faut analyser les conséquences de la disparition de Glory et de la mise sous scellés de tout ce qu'il possédait, et même de son courrier de la S.E.R.P.E. La Société décide de débaptiser l'institut pratique de préhistoire et d'art préhistorique cher a Glory et de l‘appeler en abrégé Centre d'études. Que devient la bibliothèque de la S.E.R.P.E, qui se trouvait chez Glory ?... 
 
Cette année là, H. Sicard est élu vice-président. 
 
Le Centre d‘études va progressivement disparaitre après la mort de Glory. Minier Le Clech reste administrateur général, mais sa fonction est maintenant incluse dans le bureau de la S.E.R.P.E. Cette fonction avait une justification à l'époque ou l'Institut pratique de préhistoire avait sa propre existence. ll fallait une personne pour seconder le secrétaire général, c'est-a-dire une sorte de secrétaire-bis. Par contre, a l'époque ou tout rentra dans le même cadre, cela ne se justifiait plus du tout. Par la suite, cela entrainera même des clivages sérieux et regrettables. Bien sûr que dans un premier temps, il ne fallait surtout pas vexer Minier Le Clech. D'ailleurs il sera nommé administrateur général honoraire en 1969, sur sa propre demande. 
 
Progressivement nous arrivons aux années 70. Maintenant, le bureau qui administre la Société est toujours présidé par maitre Coulonges, certes, mais il subit quelques modifications internes. Le secrétariat est assuré par le Professeur Namer et la trésorerie par L. Perrier. M. Abad devient administrateur général en 1971. C‘est aussi durant cette période que la reprise des cours va être envisagée. Le problème sera réglé en 1972 avec l'acceptation par Charles Nardin d'assurer cette responsabilité. 
 
1972 - La S.E.R.P.E. change de président. Maitre Coulonges avait fait redémarrer la Société de préhistoire, quasi moribonde en 1951. Du fait qu‘il prend sa retraite en Gascogne, dans le Gers, il demande a quitter la présidence, après 21 ans de travail très honorable. H. Sicard lui succède a cette fonction qu'il assumera jusqu'en 1991, soit 19 années. Toujours en 1972, P. Fitte est élu vice-président. Lors de l‘apologie de Coulonges a l'occasion de son départ, j'ai note : - "Président, mais également chercheur et administrateur plein de fougue et d‘enthousiasme, qui fut aussi un défenseur acharné du renom de la Société, il soutenait que l'on peut développer la culture générale par l'initiation a la préhistoire". (Quelle belle vérité l!) 
 
1973 — Les statuts vont être "rajeunis" et approuvés article après article a la quasi unanimité des présents. Le rajeunissement porte surtout sur la forme, plutôt que sur le fond. D'ailleurs les fondements de la Société semblent incontoumables. 
 
1974 - C'est l'année où débute la rubrique de P. Cadenat sur la philatélie illustrant la préhistoire. C'est également l'année où fut organisé un voyage en Espagne. 
Il faut aussi constater que de plus en plus les communications sont faites par un "noyau dur" de conférenciers habituels. La période des "poids lourds de la préhistoire" est quasi révolue, nous sommes actuellement dans "l'ère de Sicard et Nardin", De meme, Abad commence a marquer fortement la Société de son empreinte. 
 
1975 - Suite au voyage que la S.E.R.P.E. a effectué l‘année précédente dans la Cantabrique, l'on constate que les préhistoriens espagnols sont nombreux an congres de notre Société. 
 
1976 - Une nouveauté cette année la : le congrès se tient dans les locaux du C.P.l.E. de Sireuil. 

1977 — Maintenant le cours d‘initiation instauré par Nardin obtient un succès grandissant. Il commence a être le meilleur agent de recrutement de notre Société. En octobre, la sous-préfecture enregistre de nouveaux statuts adoptés à l'assemblée générale. 
 
1978 — Une nouvelle question à l’ordre du jour du congrès : sur un éventuel regroupement de deux autres sociétés avec la S.E.R.P.E. Il s‘agit des "Amis du Musée" ainsi que des "Amis de la Madeleine“. Ce sera une affaire sans suite. La discussion s'engage aussi sur une demande épineuse : certains voudraient que la Société puisse avoir, comme 25 ans auparavant, des possibilités de chantiers de fouilles. Le contexte et la législation ont terriblement évolué depuis un quart de siècle, maintenant cela s'avère impossible. 
 
1979 - Le bureau ; qui a été quasi stable pendant presque une décennie, va connaitre quelques bouleversements occasionnés par le décès du secrétaire général, le Professeur Namer. Une anecdote sur Namer : professeur de philosophie à la Sorbonne, il était le dernier survivant de l‘équipe qui avait participé avec Howard Carter a la découverte du tombeau de Toutankhamon en 1922. 
 
1980 - A partir de cette année la, le docteur Vallery qui avait longtemps travaillé avec Namer, devient comme il se doit secrétaire général. La même année, L. Perrier quitte la fonction de trésorier.  
C’est aussi le décès de maître Coulonges, qui avait repris la direction de la S.E.R.P.E. en 1951. 
 
1981 - Nous assistons au déroulement du colloque sur "la nourriture aux temps de la préhistoire", avec une forte participation d‘Espagnols dont le Professeur TABANERA. Ce colloque ne sera jamais public, ce qui est bien entendu fort regrettable, mais la maigreur de nos finances en fut la cause. 
 
1982 - C‘est à partir de cette année la que dans la composition du bureau, les cours d'initiation sont mentionnes. C‘est aussi cette année là que le Professeur Saban fait sa première communication a la S.E.R.P.E. 
 
1983 - Le Professeur Prat et Madame Bordes autorisent la S.E.R.P.E. à revenir au local de l'université de Bordeaux. Nous assistons aussi a quelques tensions au sein du bureau ; elles ne favoriseront pas l'épanouissement de la Société. Ces tensions vont s‘amplifier en 84-85-86, et cela se terminera par le départ du secrétaire général Vallery en Janvier 87. 
 
1984 - Sur le bulletin numéro 34. me table des matières regroupe les communications des 33 numéros parus précédemment et publiés. La classification est réalisée par rubriques : 
1 - Les spécialités. 
2 - Les industries. 
3 - La préhistoire générale et locale. 
4 - Les subdivisions de la préhistoire. 
5 - La méthodologie. 
6 - Divers. 
 
Au mois d'Août, décès de Minier Le Clech ; c'est une époque qui disparait, et l'on sent réellement qu‘une page se tourne dans notre Société. 
 
1985 - La Société traverse une période assez difficile, mais selon l'adage, elle en a traverse d‘autres aussi pénibles ; de ce fait, tous les espoirs sont permis. 
 
1986 - Fin juin, c'est le décès de Nardin : sa disparition occasionne un grand vide, vu la personnalité, le charisme et le dévouement de notre ami à la Société. C‘est aussi le départ de Vallery du secrétariat général. Cela entraine un certain flottement et un remaniement du bureau ou le secrétariat va connaitre une certaine vacance. Ce sera Lavergne qui assurera cette fonction à partir de 1987. 
 
1987 - Nous passons une période difficile pour le recrutement des conférenciers. De par cet état de fait, il est envisagé d'organiser un colloque original qui pourrait très certainement relancer une stimulation interne de la Société. 
 
1988 - Le bulletin ne présente plus de compte rendu, ni de rapport d'activité de la Société ; c'est regrettable. 
 
Saban publie un important travail sur l'étude du réseau méningé chez Homo sapiens. 
 
1989 - C‘est l’année du colloque sur "Les origines du langage humain ", très vaste sujet qui a réuni de nombreux spécialistes en la matière. Bien entendu, comme l'a affirmé Saban dans sa conclusion : "Il n'y a pas de conclusion a tirer de cela, l'édifice ne sera jamais achevé". 
 
Le bulletin, quant a lui, est entièrement consacré a la publication de ce colloque.

En ce qui concerne les cours, on constate maintenant la présence d'auditeurs de quasi toutes les régions de la France. 
 
1990 - En dehors des cours qui continuent à attirer des auditeurs, les communications sont assez peu nombreuses cette année-là ; par contre, elles sont toutes axées sur la préhistoire, ce qui change un peu du colloque de l'année précédente, 
 
1991 - Démission du président Sicard pour raisons de santé. Abad lui succède. Nous sommes dans une période où les adhérents se font rares. On constate une diminution de 45% des effectifs ! De ce fait, les fonds récoltés avec les cotisations commencent à manquer. La Société s’oriente surtout sur le financement du bulletin. 
 
1992 — Le bureau va subir quelques modifications d'année en année jusqu'au retour à plus de stabilité. Blanchard devient secrétaire général. Ce sera aussi l'année du décès du président Sicard, qui avait conduit la S.E.R.P.E. depuis 1972. D'ailleurs, on pourra lire et étudier les très nombreux articles qu'il a publiés dans les bulletins depuis son adhésion à la Société en 1955. Son attachement à la paléo psychologie a donné lieu à d'importantes conférences. 
 
De 1992 à 1996 nous assistons à des modifications dans la composition du bureau, avec, certes, quelques périodes plus ou moins difficiles et le départ d'Abad de la présidence en 1995. Alors Blanchard assurera une année de "présidence" jusqu'en 1996. 
 
1996 - Election de P. Léomant à la présidence. Maintenant, il est souhaitable que la stabilité reprenne le dessus. L'on va aussi constater que les intervenants dans les communications sont souvent d'un niveau très honorable. Il était temps de redresser la situation. 
 
1997 - Le congrès décide de changer sa propre appellation et de prendre le nom de Journées de la préhistoire. C'est une façon, certes, de repeindre la façade, mais nous souhaitons surtout que ce soit le début d'une approche différente entre les membres de la Société. De même, en cette année 1997, il est décidé que les cours se passeront en deux périodes, séparées par les communications. Soit le premier cycle avant celles-ci, et le deuxième cycle après. 
 
A l'issue de deux années de fonctionnement en ce sens, je constate que cela semble correct. 
 
3 - APPROCHE ANALYTIQUE 
 
a - Les lieux du congrès 
 
L'énorme handicap, dès 1951, fut de trouver une salle. Les Eyzies ne possèdent aucune salle digne de ce nom. Jusqu'avant le congrès de 1951, le président de l'époque, Lacune, organisait toutes les réunions chez lui, et lorsqu'il a vendu sa maison, il a aussi démissionné de la Société. De ce fait, les personnes qui voulurent continuer de faire vivre la Société se sont trouvées devant un réel problème. Dans un premier temps, grâce à S. Blanc, l'école primaire a hébergé les congressistes pour 1951. 
Comme le montre le graphique de la planche n° 6, à partir de 1952, le lieu de rassemblement de la Société fut stable par cycles de plusieurs années, parfois même sur six ou sept années consécutives, hormis pour trois d'entre elles : 1980, 198l et 1982. 
 
En 1952, c'est Malvesin Fabre qui autorisa l‘accès au local de l'université de Bordeaux. Après sa mort, il y eut alternance entre l'école primaire, la salle municipale de l'époque, située derrière la Poste, et la cantine scolaire, avec quelques années à Sireuil. 
 
En 1980, tout fut remis en question, mais une grange sur la route de la Mouthe, la “grange Gaubert", nous dépanna. 1981 : retour à la cantine scolaire. 1982 : Sireuil. 
 
Et c'est à partir de 1983 que la stabilité revient. Le local de l'université de Bordeaux pourra nous être prêté pendant quatre années. Ensuite les salles furent parfois très inconfortables : je pense au sous-sol de la Mairie !... 
 
Il faut rendre hommage à la cantine scolaire, qui nous a rendu de grands services et a pratiquement toujours été à notre disposition lorsque nous étions dépourvus de solution. 
 
Depuis trois années, la rentrée scolaire est avancée, ce qui a pour effet que le local de la cantine n’est plus disponible pour les Journées de la préhistoire. De ce fait, le C.P.I.E de Sireuil se présente dans d'excellentes conditions. Il est seulement regrettable que ce ne soit pas plus près des Eyzies. 

b - Les périodes du congrès 
 
Cette situation semble aussi obéir a un rythme cyclique. Nous observons sur le graphique de la 
planche n° 7, d'abord une période de 12 années, jusqu'en 1963, période où le congrès se situe entre le 
20 Août et le 4 Septembre. 
 
En 1963, il est décidé de décaler le congres d'environ une quinzaine de jours plus tôt, ceci pour plusieurs raisons : surtout, il est difficile pour les congressistes de se loger aux Eyzies fin Août. De plus, de nombreux préhistoriens belges et suisses ont des problèmes de calendrier, ils ont des réunions chez eux à la même époque. C‘est également la période où certains participent a des fouilles. En conséquence, le congrès se réunira pendant 15 ans, de 1964 à 1978, durant la première quinzaine d‘Août, avec même, pour les années 1968-1969-1970, un débordement sur la deuxième quinzaine de Juillet. 
 
A partir de 1979, les dates reprendront leur place sur la deuxième quinzaine d'Août, et ceci jusqu’à maintenant. Parfois nous avons été obliges de commencer vers le 10 Août : nous nous trouvions tributaires du calendrier des vacances scolaires, celles-ci étant parfois écourtées fin Août. 
 
c - Les cours 
 
En ce qui concerne la période comprise entre 1952 et 1972, je n'ai pu consulter que peu de documents. Nous savons toutefois qu'à cette époque, l‘enseignement de la préhistoire dépendait directement de l'institut pratique de préhistoire, lui-même faisant partie intégrante de la S.E.R.P.E. 
 
Les principaux organisateurs en étaient le Professeur Malvesin Fabre, S. Blanc et Minier Le Clech. Les Professeurs Piveteau et Vallois out à certains moments eux-mêmes dispensé des cours. Le contexte était très différent de celui que nous connaissons actuellement. Des conférences servant de support aux cours étaient en principe faites en introduction au congrès sous la forme de thèmes indépendants les uns des autres, et en fonction des travaux sur lesquels l'orateur travaillait lui-même. 
Ensuite, souvent après le congres qui ne durait que deux jours, parfois trois, des fouilles servaient de travaux pratiques. Nous nous trouvions encore à l'époque ou la fouille était faite de façon systématique, et non pas comme une investigation dans un but précis. 
 
Glory a, dans les dernières années de sa vie, contribué grandement a l'animation de l'institut pratique de préhistoire. Il avait aussi de grands projets. 
 
Donc, pour ces vingt premières années de vie de la Société, il m'est impossible de donner les dates des cours et des travaux de fouilles. 
 
Par contre, les renseignements solides dont je dispose commencent avec la prise de responsabilité des cours par Charles Nardin en 1972. 
 
A partir de cette année la, la période du congrès va être progressivement allongée, et les cours seront dispensés le matin de 9h à 10h30 ct parfois jusqu’à midi. Ce ne sera qu'à partir de 1980 que la décision sera prise de bloquer quelques journées avant le début du congrès. Pour les années 1982 et 1983, les cours se feront a nouveau durant les matinées. Depuis 1984 ils ont toujours lieu avant le début du cycle des conférences, avec 4, puis 5, et ensuite 6 et jusqu'é 8 journées complètes. 
 
Quant à ma participation, j‘ai débuté avec Ch. Nardin en 1982 et pris seul la responsabilité des cours en 1984. Ce n'est qu‘en 1987, à la demande de certains auditeurs, que j‘ai ajouté un cours de deuxième cycle. Actuellement, depuis 1998, le cours de premier cycle a lieu avant le congrès, et celui de deuxième cycle après. 
 
Je voudrais aussi faire part d'une observation que j'ai pu faire sur les 18 années que j'ai œuvré dans ce cours. Deux années consécutives ne sont jamais semblables. La fréquentation est toujours très variable d'une année sur l‘autre, sans cause apparente. D'ailleurs il est absolument inutile de se culpabiliser en quoi que ce soit, ni d’avoir des états d'âme. J'ai même observé que les années ou les auditeurs étaient les plus rares, la publicité avait été quasi meilleure que les autres années. Par contre, si l‘on pouvait pénétrer les réelles motivations qui poussent les divers auditeurs a venir au cours, nous aurions la, peut-être, une réponse, mais nous rencontrerions certainement autant de motivations qu‘il y a de personnes présentes. La seule chose qui semble d'une importance primordiale, c’est de suivre une ligne toujours rigoureuse sur le plan scientifique et d‘aborder les sujets avec toute la pédagogie nécessaire, pour que les choses compliquées ne paraissent jamais fastidieuses, ni incompréhensibles. 

d - Les communications 
 
Le but n'est pas ici de porter un jugement de valeur sur le niveau ou le bien-fondé de telle ou telle communication. Dans l'analyse de l'ensemble, on constate que dans la première décennie, les communications sont surtout faites par les grands noms de la préhistoire d'alors, les "poids lourds" tels que Vallois, Piveteau, Malvesin Fabre, Blanc, Peyrony, ainsi que par quelques "amateurs". Ensuite, avec l'extension de la préhistoire dans les diverses universités, les professeurs de renom ne viendront que très rarement chez nous. Par contre, Bouchud et Glory resteront assidus. 
 
Vers les années 65 / 70 et même au-delà, les communications seront de deux ordres : 
 
- celles dispensées avec un réel impact scientifique, soit par des professionnels, soit par 
des amateurs éclairés, mais toujours d'un excellent niveau 
 
- les autres, qui, selon la formule consacrée, n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs. 
 
A partir des années 80, un tournant semble s'amorcer, les conférenciers deviennent de plus en plus rares et de plus en plus difficiles à recruter. Il faudra attendre les communications de Saban et du colloque sur le langage pour observer une légère relance. 
 
Nous continuons d'observer cette alternance cyclique des périodes riches et des périodes plus pauvres. Actuellement, depuis quatre ou cinq ans, la valeur et l'importance des sujets doivent être soulignées. 
 
En ce qui concerne la S.E.R.P.E., l'essentiel est d'être sur la scène scientifique ; sans nous occuper des rumeurs, mais en continuant en conscience ce que nous amorçons actuellement. 
 
Il faut aussi avoir sans cesse à l'esprit la volonté de "redorer continuellement notre blason". 
 
e - Les sorties 
 
Quelques mots également sur ce chapitre. 
 
En ce qui concerne les "traditionnels" voyages sur des sites préhistoriques effectués lors des congrès de la S.E.R.P.E., il ne sera pas dans mon propos d'énumérer année par année toutes les sorties réalisées, surtout que pour certaines périodes, je n'ai pas pu réunir tous les documents nécessaires. Mais j’avancerai une idée générale qui peut être dégagée. Il ressort que dans les débuts, une sortie à caractère surtout régional était toujours organisée, complétée par un banquet "solennel" auquel assistait parfois même le sous-préfet ! 
 
Comme sorties, je vous signalerai à titre d'exemples : 1952 visite de Bara-Bahau, 1953 visite des sites de Sauveterre-la-Lémance, 1955 dans les Charentes, visite de Mongaudier et de F ontechevade. 
Et puis nous trouvons vers 1965—1970 une période où les visites revêtent un caractère surtout "local". 
Par contre, en 1974 un voyage d'une semaine, sous la direction d'Abad, va conduire les gens de la S.E.R,P.E. dans la Cantabrique espagnole sur de nombreux vestiges préhistoriques avec de magnifiques grottes ornées. Ce fut une réussite. 1978 : un groupe, toujours avec Abad, visite la vallée des Merveilles. A partir des années 80, les sorties, soit à la fin du congrès, soit au milieu de celui-ci, deviennent rituelles. L'on trouve plusieurs buts selon les années : grottes ornées, sites mégalithiques ou même circuits d'abris. J'ai relevé qu'en 1980 la sortie fut essentiellement "géologique", sur les causses du Quercy et du Périgord. On se cantonne dans la zone comprise entre Charentes et Lot, zone assez riche pour fournir une grande variété de buts de voyages culturels. L’année 1997 fut celle d‘un voyage de deux jours en Ariège. En 1999, au printemps, c'est-à-dire en dehors de la période du congrès, un groupe d'une vingtaine de personnes visita les sites de Touraine et du Poitou ; l'organisation de Brigitte Vanacker fut une franche réussite. Toutefois, un regret : il n'y eut qu'assez peu de participants. 
 
4 — REFLEXIONS et CONCLUSIONS 
 
Il faut déjà considérer qu'il y a 50 ans le contexte était tout à fait différent de celui dans lequel nous évoluons aujourd'hui. Il est donc hors de question de comparer les deux époques. Les bulletins, quant à eux, se sont toujours succédé. Certains très riches, d'autres plus ordinaires, ils ont parfois traversé de nombreuses difficultés, surtout financières, pour leur publication. On s'aperçoit dans l'étude de ces 48 bulletins déjà parus qu'ils représentent le seul lien avec le temps qui passe. Ils représentent aussi une formidable source pour étudier cette évolution, dans le texte même des communications. De ce fait, ils sont très appréciables pour l'historien. Je les considère comme un miroir de l'évolution d'une science comme la nôtre. 
 
J'insisterai aussi sur une de leurs particularités. En dehors des communications scientifiques, notre bulletin doit former un tout. Il doit certes conserver sa valeur scientifique, mais il devrait aussi être le reflet du fonctionnement de notre Société, avec, bien entendu, des "comptes rendus" de la vie de la S.E.R.P.E. 
 
Une Société comme la nôtre devrait former un tout homogène, une équipe dont le seul dénominateur commun serait "La Préhistoire ". 
 
- Il y eut des périodes avec d'excellents comptes rendus. 
 
- Il y eut des périodes avec des comptes rendus très moyens. 
 
- Il y eut aussi des périodes sans aucun compte rendu. 
 
Ceci nous amène à la conclusion suivante : notre Société est en elle-même un être vivant avec ses qualités et ses défauts, ses générosités et ses faiblesses. 
 
Le groupe administratif de notre S.E.R.P.E. forme certes le "noyau dur", mais à côté de cela les membres de cette honorable famille se renouvellent systématiquement au fil des années. Certains sont très dynamiques, d'autres plus réfléchis. De ce fait les comptes rendus détaillés des Journées de la préhistoire permettraient de mieux fixer le contexte général du moment. De plus, les membres de notre Société ont tous des motivations différentes pour se regrouper dans la "Chapelle de la Préhistoire ". 
 
C'est surtout cette mosaïque qui fait la richesse de notre groupe, et aussi sa singularité. Nous sommes, et cela m'a été rappelé par d'éminents préhistoriens, la seule Société à assurer un cours tel que le nôtre, et qui est capable de durer. 
 
Le mot de la fin, je le laisserai au professeur Vallois, lorsque dans les premières armées de la parution du bulletin il avait insisté en déclarant : 
 
                                         "VOTRE BULLETIN DOIT ÊTRE A UN OUVRAGE DIGNE DE FIGURER DANS UNE 
                                                  BIBLIOTHÈQUE, ET QUE L'ON A INTERET A CONSULTER". 

 
J'ajouterai aussi : " ET QUE L'ON A PLAISIR A CONSULTER ". 
 
C'est une maxime sur laquelle nous devrions toujours nous appuyer afin de mettre tout en œuvre pour que ce bulletin arrive un jour à son... centième numéro. 



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